Musée Georges de la Tour - Vic sur Seille

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

default Musée Georges de la Tour - Vic sur Seille

Message par bobobobobobobobo le Mar 24 Juin - 10:15

Je tenais à faire découvrir une petite ville qui mérite qu'on parle d'elle, ainsi qu'un de ses trésors.
Si vous passez dans le coin n'hésitez pas (en plus les vins de Moselle commence à devenir de mieux en mieux, et à Vic sur Seille, il y a un petit producteur bien sympathique)

Petite présentation de la ville

http://www.vic-sur-seille.fr/

L'existence de la commune est antérieure à l'occupation romaine. Elle a été fondée sur un îlot du briquetage de la Seille. On a découvert au XVIIIe siècle une inscription votive en l'honneur de Mercure portant l'inscription Vicus Bodatius (Bodatius est un mot celtique , signifiant peut être marécageux).

La cité a été dévastée en 570 par des tribus germaniques. La présence de salines est attestée à cette époque.

Le temporel de l'Évêché de Metz est transféré à Vic en 1234, quand les bourgeois messins se proclament en république pour s'affranchir de la tutelle de l'évêque. Au cours des siècles, la ville va ponctuellement passer sous l'influence du duché de Lorraine. Le traité de Vic est signé le 6 janvier 1632 entre le duc de Lorraine Charles IV et Louis XIII. Le traité de Westphalie du 24 octobre 1648 rattache les Trois-Évêchés à la France, Vic devient alors un bailliage royal.

La cité est en déclin après la révolution française.

Une tour de Chappe a été en service entre 1798 et 1852. Elle servait de relais entre Château-Salins et Lezey sur la ligne Paris-Strabourg. Un embranchement vers Lunéville a été mis en service en 1800-1801, à l'occasion du traité de Lunéville; la station suivante se trouvait à Arracourt[1].

Il existera une gare de chemin de fer (ligne Nancy - Château-Salins) entre 1868 et 1939 (1955 pour le trafic marchandises).


Principaux lieux à visiter

Église des Carmes

La construction du couvent et de l'église des carmes date de 1675 à 1733. La congrégation était présente depuis 1646. L'ensemble devint par la suite un bâtiment militaire puis fut rachetée par la ville. En 1875 l'église fut utilisée comme marché couvert. Le couvent à servi de prison, de salle de danse, d'abattoirs et de gendarmerie. Aujourd'hui il abrite la mairie et l'ancienne église est devenue une salle des fêtes.

Église paroissiale Saint-Marien

Elle a été détruite en 1093 par Thierry II de Lorraine. Le bâtiment actuel a été édifiée entre le XIIe et le XVIe siècle. Le clocher date de 1881, le précédent menaçant de s'écrouler. Les orgues on été conçues en 1998 par la manufacture Daniel Kern de Strasbourg.

Monastère des Dominicaines

Ces bâtiments datent de 1640-1670. Après l'expulsion des religieuses en 1792, les bâtiments ont abrité une école primaire et un collège. On y trouve encore aujourd'hui l'école communale. En face se trouve l'hospice Sainte-Marie fondé en 1373.

Châteaux des évêques de Metz

Sa construction est décidée au XIIe siècle par Bertram de Metz, puis il connaîtra des extensions successives jusqu'au XVe siècle. Les différents évêques l'utiliseront comme résidence principale ou comme lieu de villégiature. Une vie de cour s'y établit au XVe siècle. Après la guerre de Trente ans, il devient propriété de l'État, qui l'utilise pour des réceptions ou pour loger les troupes de passage. Il est victime d'un incendie en 1815. Les ruines sont rachetées par la ville en 1866. Il subsiste aujourd'hui la porte flanquée de deux tours, classées monuments historiques.

Hôtel de la Monnaie



De style gothique flamboyant, l'hôtel de la monnaie a été créé en 1456 ou 1484 selon les sources. Le balcon supérieur date du début du XXe siècle, par l'architecte M. Heppe. Il abrite aujourd'hui l'office du tourisme et un musée lorrain. Il n'y a aucune attestation qu'on y a battu un jour de la monnaie.

Musée départemental

Le musée départemental a été conçu par l'architecte V. Brossy pour présenter deux œuvres du peintre Georges de La Tour: "Saint Jean Baptiste dans le désert" et le "Profil de femme". On y trouve aussi une donation privée de peintures essentiellement françaises allant du XVIIe au XXe siècles.

Il permet d'accueillir de nombreuses peintures de peintres inconnu, parfois anonyme ainsi que le joyau du musée, le bijou, le trésor de ce musée: le Saint Jean Baptiste dans le désert de Georges de la Tour.

Régulièrement le musée accueille des oeuvres d'artistes lorrains afin de les faire connaitre.
La prochaine exposition sera celle du peintre Gallet.

Georges de la Tour
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_de_La_Tour)

Né le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille (actuel département de la Moselle) et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville (actuel département de Meurthe-et-Moselle), est un peintre lorrain.

Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un pénétrant observateur de la réalité quotidienne. Avec son goût prononcé pour le naturalisme et le soin attentif qu'il porte au jeu de l'ombre et de la lumière, il est l'un des plus originaux continuateurs du Caravagisme amorcé par Le Caravage.

Saint Jean-Baptiste dans le Désert


Il s'agit d'une des dernières peintures de Georges de la Tour. Elle représente un Saint Jean-Baptiste maigre et décharné, qui diffère de nombreuses représentations de lui dans le désert.
En effet avec un régime d'insecte et de miel sauvage, difficile de rester musculeux.
Saint Jean-Baptiste est accompagné des 3 éléments qui lui sont toujours lié: la croix, les peaux de bête et l'agneau de dieu. Quelque soit la représentation de Saint Jean-Baptiste on retrouve toujours ces trois éléments.
En général, les peintres qui représentent des scènes bibliques ajoutent toujours dans le tableau, l'élément de leur supplice ou de leur fin.
Ainsi dans de nombreuses représentation de la nativité, on peu voir la croix en bois sur laquelle sera crucifié Jésus.
Sur le Saint Jean-Baptiste dans le Désert, on peut voir une mèche de cheveux se détachant. Saint Jean-Baptiste sera décapité, et ainsi en montrant cette méche qui tombe, Georges de la Tour a voulu montrer la mort de Saint Jean-Baptiste.
La plupart des peintures de Georges de la Tour, il y a une lumière identifiée: une bougie, une lanterne, ... Et c'est la particularité de Georges de la Tour de faire ces jeux d'ombres sur une lumière identifiée.
Or dans le Saint Jean-Baptiste dans le Désert on peut aperçevoir le jeu de lumière sur le corps de Saint Jean-Baptiste. On peut aisément voir la forme circulaire de la lumière passant sur son genou et effectuant un cercle. Dans ce tableau, la lumière n'est pas identifié, il s'agit de la lumière divine guidant Saint Jean-Baptiste.
On peut aussi voir que le genou présenté n'est pas le genou droit de Saint Jean-Baptiste. Il s'agit du genou gauche, Saint Jean-Baptiste a les jambe écartées et se penche vers la gauche pour nourrir l'agneau, position particulièrement inconfortable.

Une peinture très riche, qui a beaucoup a raconter.

Conclusion
La collection de peintures du musée Georges de la Tour est impressionnante. Placée sur 3 étages et rangée par siècle, elle présente de nombreuses peintures (toutes des donations) d'anonymes et de peintres inconnus voir peu célèbre).
Il est intéressant de remarquer que chaque peinture a énormément à raconter.
Grâce aux explications riches et détaillée du guide, on peut voir tout ce qu'une peinture a à dire, en fonction de la vie de l'auteur, de l'histoire et du contexte de la création, etc.
J'ai été très surpris de voir, que certaines peintures s'appréciaient de prêt alors que d'autres de loin.
De même qu'une symphonie, un concerto, ont des tas de choses à raconter, la richesse d'une peinture est un trésor en elle-même. Et la connaissance de l'histoire est un mal nécessaire pour apprécier tous les détails d'une peinture. Ainsi la peinture va raconter porter en elle-même l'Histoire, la vie de l'auteur, ses états d'âme, mais aussi un véritable roman d'informations diverses et variées.

Ainsi, pour pouvoir comprendre le Saint-Jean Baptiste nous avons eu droit à un cours d'histoire de France, et de la vie de Georges de la Tour.

Bref, un musée très vivant, et très actif, dans une ville qui cache des trésors architecturaux et une histoire peu connue.

Si vous passez dans le coin, que les vieilles pierres vous passionnent et que les peintures vous plaisent, Vic sur Seille est une ville qui mérite qu'on s'y arrête.

Je félicite et salue le professionnalisme des guides du musée, qui connaissent leur sujet et apportent les informations dans un contexte didactique et pédagogique. Avec eux, impossible de s'ennuyer.

source: wikipedia
avatar
bobobobobobobobo
Sensei (先生)

Nombre de messages : 238
Age : 32
Réputation : 3
Points : 3433
Date d'inscription : 27/05/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Musée Georges de la Tour - Vic sur Seille

Message par Passerelle Japon le Mar 24 Juin - 15:15

Tu habites là bas ou tu as été le visiter récemment ?

--------------------[signature]--------------------

Niveau de japonais : 中級

www.passerelle-japon.be
http://forum.shogi.be
www.facebook.com/tum0r
avatar
Passerelle Japon
Admin (主)

Nombre de messages : 3368
Age : 37
Réputation : 18
Points : 5066
Date d'inscription : 18/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://www.passerelle-japon.be

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Musée Georges de la Tour - Vic sur Seille

Message par bobobobobobobobo le Mar 24 Juin - 15:32

Habitant à Strasbourg, la ville se trouve sur mon chemin pour me rendre chez mes parents sur Metz. Donc je n'y étais que de passage.
avatar
bobobobobobobobo
Sensei (先生)

Nombre de messages : 238
Age : 32
Réputation : 3
Points : 3433
Date d'inscription : 27/05/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Musée Georges de la Tour - Vic sur Seille

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum